Du château féodal, on aurait retrouvé une pierre datée de 1235. Le Duc des Deux Ponts (et ses « reîtres* ») venant du Palatinat, dans son trajet entre la Charité et Montluçon l’aurait pillé et démantelé en même temps que de nombreux autres châteaux sur son passage.

Dans « Histoire et statistique monumentale du département du Cher », de A. Buhot de Kersers, paru en 1892, il est indiqué, à propos du bâti existant, qu’il « comprend, dans sa partie ancienne, un rectangle accosté de deux puissantes tours occupant les angles de l’ouest au dehors, et de deux petites tourelles en encorbellement à l’est sur la face interne. Les murs extérieurs n’ont pas moins de 1m,60 d’épaisseur ; ceux du pignon septentrional ont 1m,85, et portent à mi-hauteur un chemin de ronde établi sur des corbeaux à quatre ressauts. L’enceinte ou cour fermée du château était carrée, on voit les amorces des murs ; il existait, dit-on, une tour à l’angle nord-est. Au milieu de la façade, sur la cour, était l’escalier logé dans une tour saillante… La tour d’escalier a dû disparaître en 1710, époque où fut fait - un vaste remaniement du bâtiment – qui perça des ouvertures nouvelles dans les murs, ajouta une annexe au sud qui contient l’escalier droit – desservant la partie ancienne et la nouvelle… Cette date est donnée par un graffito d’une lucarne : ( Ce logis a été rebatis (sic) en l’année 1710, BERTHON ). »

D’importants aménagements intérieurs de l’annexe sud furent exécutés vers 1845 par Madame de Bonnault devenue veuve en 1832 de l’acheteur de Bar de 1822 sans doute à cette occasion le toit « à la Mansart » couvert de petite tuile de pays, fut-il remplacé par un toit à trois versants, couvert en ardoise. On sait avec certitude, du moins, que ce fut dans les années 1860 à 1870 que la couverture, à très forte pente, de la partie la plus ancienne du château, auparavant également en petite tuile, fut remise à neuf avec des ardoises violettes des Ardennes. Pour la « petite histoire », ces ardoises ont beaucoup souffert lors du cyclone de 1936 qui fit d’énormes dégâts d’Ourouer à Flavigny, avec des grêlons gros comme des œufs de poule, des vents très violents qui arrachèrent plus de 600 chênes dans le massif, et descendirent l’une des pilastre de la chapelle et la cheminée du milieu du château.

La Chapelle actuelle fut reconstruite en 1863/64, en remplacement d’une construction fort simple, plafonnée, déjà située à l’angle sud-est de la cour d’arrivée. Elle est de style gothique, les plans et la direction des travaux ayant été réalisés par un architecte de Bourges, M. Tarlier, les scultures sur pierres par M. Grosset, celles sur bois par M. Dumas (tous deux de Bourges), et les vitraux par M. Lobin (de Tours).



* Reître : Du XVe au XVIIe s., cavalier allemand mercenaire au service de la France.


Recherches effectuées par M. De Toytot . ...

 

 

 

 

 


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